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    Affichage des articles dont le libellé est fantasy. Afficher tous les articles
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    samedi 8 novembre 2014

    L'Envol — Rinsai Rossetti


    Résumé

    Je suis différente de la plupart des gens, car mon origine ne se situe pas dans le ventre de ma mère mais dans le cerveau de mon père. Il m'a inventée, voyez-vous. Un jour, il s'est assis et m'a rêvée.

    Frenenqer Paje, à peine dix-sept ans, a vécu dans plein de pays. La seule constante est la main de fer de son père qui l'éduque avec une sévérité qui confine parfois à la cruauté. Mais un jour, la jeune fille ose, elle exige de ramener chez elle un chat mourant trouvé au souk. Sachant que chaque pas vers l'indépendance sera contré, que chaque acte de liberté sera puni.
    Le combat entre père et fille s'engage alors, avec un allié inattendu aux côtés de Frenenqer : le chat, qui s'est transformé en jeune homme aux ailes magiques. Avec lui, Frenenqer peut découvrir le monde entier si elle le désire. Mais est-elle prête à s'émanciper à ce point ?

    Mon avis

    C’est encore un livre que j’ai acheté au Salon du Livre de Paris en mai et que j’ai lu cet été. J’avais très envie de le lire, parce que la 4ème de couverture me faisait envie, et j’en avais déjà entendu parlé grâce à la blogosphère. Aussi je me suis plongée dedans avec bonheur, mais il s’est avéré que ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais.

    En fait, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Le résumé… est juste, mais ne dit pas tout. Et peut-être que c’est bien comme ça, parce que la surprise de cette facette du livre était très agréable ^^

    J’ai hésité, mais j’ai décidé de ne pas vous en parler. Mais si ça va être très dur d’écrire ma chronique, vu que c’est ce que j’ai le plus aimé dans ce roman.

    Enfin bon, je me lance.

    L’histoire, tout d’abord, dont je ne vais donc pas vous parler, je l’ai trouvée tellement originale. Ça nous change, ça se passe en plein désert, on s’imagine les paysages, la vie là-bas, la vie de Frenenqer… Et quelque part, cette histoire même est une grande métaphore qui permet à l’auteur de faire passer son magnifique message.

    Frenenqer est très touchante, c’est une jeune fille qui a vécu dans une demi-douzaine de pays et qui se sent un peu perdue et pas à sa place dans le désert. Elle déteste sa vie ici, elle se sent étouffée… Jusqu’à ce qu’elle trouve ce chat qui va changer sa vie.

    L’écriture est très jolie, simple et belle. Rien à redire ^^

    Le message, dont je vous parlais au début, peut être saisi de différentes façons. On a tous une façon de voyager, de s’évader de son quotidien… Pour Frenenqer, c’est ce en jeune homme aux ailes magiques. La vie de Frenenqer n’est pas toujours facile, mais elle réussit à le surmonter. Et j’ai trouvé ça très beau.

    Mais c’est l’originalité, oui, qui m’a le plus marquée dans ce livre. Il est… décalé. Il se passe dans le désert, dans un endroit peu familier pour nous, occidentaux du nord, et son histoire est différente. L’atmosphère est différente.

    C’est ça qui a fait que j’ai trouvé ce livre magnifique.

    Références

    Éditeur : Albin Michel (collection Wiz)
    Date de parution : octobre 2013
    Nombre de pages : 336
    Langue originale : anglais
    Prix : 15 €



    mercredi 5 novembre 2014

    Cauchemar d'une nuit d'été — R. L. Stine

    Hello tout le monde ♥ Comment ça va ? Désolée de l'absence, j'avais déjà écrit cette chronique mais je n'ai pas eu le temps de la poster ^^'


    Résumé

    1960
    Lors du tournage d'un film d'épouvante, Le Manoir de l'Horreur, trois jeunes acteurs trouvent la mort. Accidents ? Meurtres ? Esprits maléfiques ? Nul ne le sait.
    Le film reste inachevé.
    Cinquante ans plus tard
    En espérant attirer la presse, et faire un " gros coup ", un producteur d'Hollywood décide de tourner le remake du film. Il propose un rôle à sa fille Claire et sa copine Délia, qui rêvent de devenir actrices. Cependant, lorsque le tournage commence, les deux amies et l'ensemble de l'équipe, sont angoissés à l'idée de revivre cette tragédie...

    Mon avis

    Ce livre aussi, je l’ai lu pendant mes pauses, seule dans la forêt, et il m’a marquée, mais d’une autre façon que La Symphonie des Abysses.

    J’ai reçu ce livre pour avoir gagné un concours organisé sur le blog « Fais-moi peur », il y a un petit moment déjà, et j’avoue que je n’ai pas l’habitude de lire des histoires « d’horreur ».
    « D’horreur » entre guillemets, parce que ce n’est pas tant que ça une histoire d’horreur, finalement.

    D’abord, parce que le ton de la narratrice, le livre étant écrit à la première personne, n’a rien d’un ton qui pourrait faire peur. Donc cela enlève déjà un peu « d’horreur » au livre.

    Et puis, et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai aimé ce livre, c’est l’histoire d’amour qui s’entremêle au côté thriller du roman, et qui lui donne d’une certaine façon plus de valeur, de complexité.
    J’ai beaucoup aimé le fait que tout ne soit pas que basé sur le thriller, l’action, la peur. Le livre reste léger, appréciable même si on n’est pas fan des histoires d’horreur. Les personnages sont touchants, originaux, on sent qu’ils ont été creusés.

    Mais tout de même, et c’est ça la magie du livre, on a peur. On est horrifié, parfois. On ressent des choses. Et on cherche à comprendre la solution.

    L’auteur a réussi à trouver le juste milieu entre l’action et l’introspection, entre le thriller et l’amour. L’écriture de R. L. Stine nous donne des sueurs aux moments palpitants, tout en nous touchant quand il le faut. Et c’est ça, presque plus que son histoire originale et glaçante, qui m’a fait adorer ce livre.

    Références

    Éditeur : Bayard Jeunesse
    Date de parution : 08 janvier 2014
    Nombre de pages : 300
    Langue originale : anglais (américain)
    Prix : 14, 50 €

    samedi 21 juin 2014

    Humaine — Rebecca Maizel


    Résumé

    « Je te libère...
    Je te libère, Lenah Beaudonte.
    Garde espoir et sois libre... »
    Ce sont les derniers mots dont je me souviens. Avant eux, j'étais la vampire la plus belle et la plus cruelle de tous les temps.
    Maintenant, je suis une jeune fille de seize ans, je veux sentir le soleil sur ma peau et ce que c'est qu'être amoureuse.
    Je veux savoir ce que ça fait de redevenir humaine.

    Mon avis

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de science-fiction, et j’avais bien envie de m’y replonger… J’ai tout de suite accroché en lisant le résumé, avec une idée toute simple mais assez géniale.

    La plume de l’auteur est vraiment belle, toute simple, au passé et à la 1ère personne, claire et fluide. Rien à redire dessus ^^
    Lenah est un personnage très intéressant. Elle est très intrigante — elle passe d’un jour à l’autre de tueuse sans merci à lycéenne normale. Elle est confrontée à son passé et à des choix difficiles, et elle s’en sort toujours bien. Voilà ce que j’ai aimé dans ce livre : après « Océan » où la héroïne me paraissait souvent un peu bête, Lenah arrive et je sens une bouffée d’intelligence… =D Bref. Certains auront beau dire qu’une héroïne parfaite, ce n’est pas drôle, pour le roman, il y a moins de rebondissement et tout… Moi, ça me plait ^^.
    Contrairement à « Océan » et à « Cœur Guimauve », où les personnages secondaires sont assez en retrait, ils ont ici une grande place : Tony, le meilleur ami de Lenah, Justin, qui l’a intriguée dès le début… Tous sont hauts en couleurs, avec un caractère fort.

    L’intrigue… Au début, je croyais que l’histoire ne serait que celle du résumé. Pas très différent de « Océan », donc. C’est pour ça que j’avais un peu peur — peur qui s’est estompée dès les premières pages — qu’il tourne un peu pareil, se répétant à l’infini. Dans toute la première partie du roman, on croirait presque que c’est le journal intime d’une adolescente normale, qui a juste la particularité d’avoir été un vampire avant. Mais c’est absolument bien rendu ! Ça rend quelque chose d’original à ce « journal intime ». Et puis, vers la fin, un autre fil vient s’emmêler dans l’histoire : ses anciens camarades vampires recherchent Lenah pour la retransformer. Et ce fil rajoute une tension à l’intrigue, très agréable, et tout s’accélère jusqu’à que l’on ne puisse plus nous détacher du livre.
    Au final, après une première partie douce et plutôt philosophique, la deuxième vire au thriller, et cela donne une association plutôt originale, un très bon équilibre.

    La fin est parfaite, ni trop happy ending, mais on sait que ça n’aurait pas pu finir autrement. Et pour en revenir au titre, il est très bien choisi et accrocheur ^^

    Voilà. Donc je peux vous dire qu’après « Océan », ça me fait une grande bouffée de qualité, à ne pas rater quand on veut de la SF =)

    Extrait

    Il me prit par la main et nous nous avançâmes sur le tremplin. Je ne regardai ni Tracy ni les deux autres, car elles étaient absolument silencieuses au-dessous de nous. Justin avait attendu pour sauter avec moi, et à présent tout le monde le savait. Je le vis avancer un pied.
    - Non... attends.
    Je sentais l'énormité de la distance entre le pont et le sol. Justin pressa ma main, et je ne pensai plus qu'à la rivière. Aux vaguelettes qui remuaient et s'agitaient. Je regardai l'écume dans le sillage du canot. A ce moment-là, mon rêve à propos du cercle me revint en mémoire. Ce n'était pas réel, et pourtant, cela en avait eu l'air. J'imaginai soudain Rhode fou de rage. Il avait sacrifié sa vie pour moi, et j'allais me jeter du haut d'un pont ?
     
    La voix de Justin me ramena sur terre.
     
    - Quand tu fixes la rivière comme ça, on dirait que tu n'es jamais sortie de chez toi.
     
    - En effet, peut-être, jusqu'à maintenant.
     
    - Tu ne peux pas te cacher toute ta vie au fond d'un bateau. Pas vrai ?
     
    Pendant
     ce temps, en bas, Tony donnait des coups de poing en l'air pour m'encourager.
    - Il faut lâcher prise...
    Je regardai Justin et chassai de ma tête l'image du cercle. J'étais prête. Et la main dans la main... nous échangeâmes un infime sourire.
     
    - Prête ?
    Go.

    Références

    Éditeur : Hachette Jeunesse
    Nombre de pages : 288
    Langue originale : Anglais
    Date de publication : Version originale : 2010 / Première version française : 2011 / Petit format : 2013
    Prix (petit format) : 7, 51 €
     
    L’auteur


    Rebecca Maizel est diplômée de l’Université de Boston et de Rhode Island. Elle enseigne à Rhode Island tout en poursuivant un Master d’art à l’Université du Vermont.

    Son premier livre, Humaine (Infinite Days), a été vendu dans une dizaine de pays.




    Coup de Cœur Juin ! :D


    mardi 17 juin 2014

    Océan — Romane Della Gaspera


    Résumé

    « Niriane est une ondine qui, animée du désir d’être humaine, se jette pleine d’espoir et de volonté dans le monde des hommes. Les difficultés qu’elle rencontre la questionnent sur son choix et la conduisent peu à peu vers une impasse existentielle à laquelle elle tentera désespérément de trouver une issue. »

    Mon avis

    Un grand merci aux éditions Persée pour l’envoi de ce roman !
    Ne connaissant aucun des titres du catalogue de cette maison d’éditions, j’ai choisi celui-ci presque au hasard, intriguée par son résumé et son joli titre.
    Tout d’abord, dans les premières pages, j’ai été charmée par l’écriture originale de l’auteure, fraiche et hypnotisante, d’autant plus qu’elle a écrit ce roman à l’âge de 13 ans. Au départ, Niriane paraît être une jeune fille très curieuse, intriguée par le monde et sa grandeur, et très ouverte d’esprit. J’ai été bercée par le rythme particulier : le roman couvre une quinzaine d’années, celles-ci se déroulent donc — dans le plan écriture — rapidement. Toute la première partie du roman est assez fascinante, très originale, avec une écriture et un personnage lumineux ; malgré les grosses fautes d’orthographe qui font tâche, et qui sont/seront, je l’espère, supprimées dans la version corrigée (on m’a envoyé la version non corrigée).
    Mais à partir d’un moment donné, on commence à se lasser. Comme Niriane qui se lasse de la vie, on en a marre de se voir répétée toujours la même histoire, encore et encore. Niriane commence à nous agacer, à force de faire toujours les mêmes erreurs. Du moins, c’est l’impression que j’en ai eue. L’écriture reste tout de même singulière et belle, et le rythme intéressant, mais quelque chose dans l’originalité s’est cassé.
    Au final, ce livre reste un roman intriguant, à l’idée très originale et belle, au rythme charmant et à l’écriture magnifique, malgré une deuxième partie un peu décevante.

    Extrait

    « La pluie s’était mise à tomber, crépitant autour d’elle dans un clapotement léger. Les gouttes dardaient sa peau et heurtaient la surface de la Seine comme de légers cristaux. Niriane s’assit sur la barrière et fit pendre ses pieds de l’autre côté, avec le bruit des voitures dans son dos et les eaux enragées face à elle.
    — Je suis humaine, murmura-t-elle en savourant les mots dans sa bouche.
    Elle offrit son visage à l’averse, ferma les yeux et se laissa tomber dans le vide. »

    Références

    Éditeur : éditions Persée
    Nombre de pages : 318
    Langue originale : français
    Prix : 20,71 €

    L’auteur

    Romane Della Gaspera a treize ans lorsqu’elle écrit le roman Océan, après avoir rédigé une première trilogie fantastique à l’âge de neuf ans. Elle s’est lancée dans l’écriture dès son plus jeune âge, à commencer par de petites histoires illustrées jusqu’à, plus récemment, un recueil de poèmes. Elle destine Océan aux adolescents et jeunes adultes.


    mercredi 28 mai 2014

    Lune et l’Ombre, tome 1 : Fuir Malco — Charlotte Bousquet


    Résumé

    Lune a treize ans.
    Lune voit le monde en noir et blanc.
    Lune souffre d’une maladie dont nul ne connaît l’origine…
    Jusqu’au jour où, chez le médecin, l’affiche d’une exposition attire son attention. Pour la première fois depuis longtemps, Lune perçoit de nouveau les couleurs ! Convaincue que le remède à son mal se trouve au musée, la jeune fille décide d’y aller. Mais une ombre malveillante la suit, prête à tout pour l’arrêter. Commence alors pour Lune un voyage étrange. De tableau en tableau, l’adolescente découvrira ses pouvoirs et le secret de son passé... 


    Mon avis

    Un grand merci aux éditions Gulf Stream pour l'envoi de ce livre !

    Tout d'abord, avant même de commencer le livre, j'ai été frappée, en lisant la 4ème de couverture, par l'originalité de l'idée. Une maladie qui fait voir la vie en noir et blanc, on ne voit pas ça souvent. Je me suis donc plongée dans ce roman avec curiosité — d’autant plus que j’avais rencontré Charlotte Bousquet au Salon du Livre, sans lire cependant un de ses livres.

    Plus pour le titre et la couverture qui sont bien dans l’esprit du roman, sans pour autant en dévoiler trop.
    L'écriture... Loin de l'écriture simple mais juste des deux roman précédemment chroniqués, elle est tout de même au présent et à la 3ème personne, mais avec quelque chose d'hésitant qui se discerne entre les lignes. Bref, je n'ai jamais eu l'impression que l'écriture était trop simple, mais plutôt belle. Avec même quelque chose de particulier qui variait selon le ton du récit.

    Dès le deuxième ou le troisième chapitre, et jusqu’à la fin, l'intrigue se base sur la fuite, la fuite de Malco. On pourrait penser que cela finit par être redondant, ou trop copié sur de Fombelle. Mais je n'ai pas eu cette impression. J'ai trouvé à cette histoire quelque chose de beau, d’attirant, avec un certain charme ; et l’idée, comme je l’ai dit au début, est vraiment originale.

    Lune est une jeune fille très intrigante. D’abord, il y a sa maladie, qui lui vole petit à petit ses sens. Et puis, il y a l’absence de père, et un père adoptif au fond duquel elle discerne une certaine noirceur. L’attirance de Lune pour l’art tout comme sa maladie la distingue des autres ; entre enfance et adolescence, elle a du mal à trouver sa place dans sa famille.
    Puis elle va découvrir Léo, personnage lui aussi plein de charme. Mais je ne vous en dis pas plus, pour ne pas casser la surprise…

    Ce roman, sous sa couverture de livre jeunesse fantaisy, s’avère être une véritable quête d’identité de la part de Lune, sensible, profonde, qui fait passer un beau message sur le pouvoir de l’art et de l’imagination. À dévorer et se laisser porter.

    Extraits

    Deux petits extraits :
    « Il est entré, avec sa fausse douceur, son sourire d'ogre et son air mauvais. J'ai détesté la manière dont il a pris maman par la taille pour l'embrasser. J'ai détesté son baiser sur ma joue. J'ai détesté ses regards, ses questions. Je me sentais mal à l'aise avec lui. »

    « Le jour se lève, remplaçant l'obscurité par une infinité de gris.

    Grise ma peau.
    Gris, mon ours en peluche.
     
    Gris, le roman posé sur ma table de chevet.
    Gris, la chaise, le bureau, la boîte à bijoux et les étagères.
    Et dans la pénombre d'un recoin, de l'autre côté de la porte peut-être, quelque chose m'espionne, prêt à m'engloutir.
     »

    Références

    Nombre de pages : 216
    Langue originale : français
    Date de publication : 2 mai 2014
    Prix : 13, 90 €


    L'auteur


    Philosophe de formation, passionnée par l’histoire et la mythologie,  Charlotte Bousquet est une écrivaine française née en 1973. Elle est à l’aise dans les genres de l’imaginaire, et dans la fiction historique ; elle écrit plus récemment son premier thriller, « Le Dernier Ours ». À partir de 1999, elle publie de nombreux livres, dans beaucoup de genres différents.

    mardi 13 mai 2014

    La Porte des Anges, tome 2 : La quatrième clé — Michael Dor

    « Avec Jean-Baptiste, on se fraie ainsi un chemin à travers les méandres du rêve et de la réalité, de la vérité et du mensonge, de l'amour et de la trahison dans une quête d'identité qui se poursuit. »



    Résumé
    Des cauchemars... Une mystérieuse malédiction révélée par une gitane... Une prophétie antique qui le désigne comme héros d'une quête vitale pour l'humanité... Cette fin d'année scolaire ne s'annonce pas de tout repos pour Jean-Baptiste !
    En acceptant de relever le défi, il va se heurter aux manigances de l'Adversaire : les obstacles, et les doutes sur ceux qui lui sont les plus chers vont surgir...
    L'adolescent aux yeux vairons, élu de la prophétie, aura-t-il la force et le courage d'affronter les pièges du Seigneur des Ténèbres ? Son amie Lucie le soutiendra-t-elle toujours dans ce combat vers la lumière ?

    Mon avis
    Quand j’ai fini le tome 1 de La Porte des Anges, présenté sur mon blog il y a quelques temps, j’ai tout de suite voulu lire le tome 2, et c’est avec plaisir que je l’ai commencé.
    Dans la première partie du livre, mes critiques changent peu par rapport au premier tome. Lucie et Jean-Baptiste sont toujours aussi attachants, l’écriture toujours aussi belle. L’intrigue, elle, est indépendante de celle du premier volume, mais on retrouve tout de même un fil conducteur, un univers et des personnages communs.

    Mais à partir du milieu du livre, voire avant, l’histoire se complexifie un peu, devient plus importante, plus prenante, plus dangereuse. Les deux adolescents se retrouvent tour à tour chez eux, dans la Rome de maintenant et dans la Rome antique, chaque endroit étant une étape de leur mission. On apprend à mieux connaître certains personnages, d’autres apparaissent. La quête de Jean-Baptiste et de Lucie devient peu à peu la nôtre aussi : on cherche à résoudre le mystère avec les deux ados.

    Et puis, à la fin, tout s’accélère. Un traitre se cache parmi l’entourage du jeune homme. Avec lui, on soupçonne telle ou telle personne, avant de changer d’avis. Mais quelque soit la réalité, elle nous surprend. On se laisse duper par les indices qui se trouvent juste devant notre nez, et le résultat en est… bluffant.
    Comme si l’auteur avait laissé une part de son génie dans ce livre.

    Références
    Éditions : Médiaspaul
    Nombre de pages : 412
    Langue originale : Français
    Date de publication : 15 juin 2007
    Prix : 18, 30 €

    L’auteur

    Né en 1960 en France, Michael Dor n’a pas toujours été auteur. Il fait d’abord des études de psychologie, puis devient professeur d’histoire des religions, mais aussi accompagnateur d’adolescents délinquants et de gitans romains. Il écrit son premier roman, Le Complot d’Éphèse, en 2006. Il publie ensuite les trois tomes suivants, et le premier tome d’une nouvelle série, Le Miroir de Vérité.

    samedi 10 mai 2014

    Chroniques du Monde Émergé, tome 1 : Nihal de la Terre du Vent — Licia Troisi

    « La fantasy italienne nous offre ces temps-ci de bons romans, […] en y apportant du rêve, de la poésie et des univers originaux. Licia Troisi en est une preuve éclatante. » (Critique de Ricochet)


    Résumé  (4ème de couverture)
    Nihal est une jeune fille très étrange : oreilles pointues, cheveux bleus, yeux violets tout la distingue des autres habitants du Monde émergé. Fille d'un célèbre armurier, elle passe son temps à jouer à la guerre avec une bande de garçons. Mais la nuit, des voix plaintives et des images de mort hantent l'esprit de Nihal. Et lorsque le terrible Tyran envahit La Terre du Vent, elle comprend que ses cauchemars sont devenus réalité. L'heure du véritable combat a sonné. Nihal doit devenir une vraie guerrière et défendre la paix, à tout prix. Ses seuls alliés : Sennar, le jeune magicien, et une infaillible épée de cristal noir.

    Mon avis
    J’avais déjà entendu parler de ce livre, mais que de loin, et je ne l’ai réellement découvert qu’il y a quelques mois, lors du Salon du Livre 2014. J’ai eu la chance de rencontrer Licia Troisi et de recevoir une dédicace sur mon livre. Je me suis plongée dans ce livre avec confiance, sûre d’une belle lecture.
    Et je ne m’étais pas trompée.

    L’écriture, tout d’abord, est vraiment belle. Tantôt haletante, pleine de rythme, tantôt simple et douce, elle s’adapte au ton du roman. Celui-ci est très bien équilibré : on distingue des passages d’action pure, qui sont ensuite rééquilibrés par quelques chapitres calmes et doux, d’introspection. Le tout entrecoupé d’une dose parfaite de descriptions, qui donnent un caractère « distant » à l’écriture, assez original.

    Nihal est un personnage vraiment attachant. Au début du roman, on trouve très peu de passages d’introspection, la jeune fille semble très renfermée sur elle-même. Puis, au fil des événements, elle s’ouvre parfois à nous, puis se renferme de nouveau dans son chagrin. C’est un personnage très original : n’ayant jamais eu de mère, et ayant des cheveux et des yeux qui sortent de la norme, elle a été obligée de grandir trop vite, et cela se ressent dans ses actes.
    Autour d’elle gravitent plusieurs personnages, tous plus attachants les uns que les autres, qu’elle rencontre tour à tour au fil des pages, et qui vont tous tenter de l’aider. Sennar, arrogant et touchant ; Fen, beau mais inaccessible ; Laïo, sensible et sympathique ; Ido, juste et attachant ; Eleusi, qui va lui redonner le goût de vivre…

    L’histoire est vraiment prenante. Sans rester tout le temps dans l’action, elle nous tient en haleine, nous emportant dès la première page, et, à chaque chapitre achevé, nous obligeant à continuer à lire. On veut connaître les aventures de Nihal, jusqu’à la dernière page. Car en parallèle de la guerre contre le Tyran, présentée dans le résumé, on suit l’évolution de la jeune fille, à qui il arrive tant de choses, et dont elle ressort avec une grande cicatrice fraichement refermée.

    La fin est parfaite : elle se termine sur une note décisive, mais nous donne plus qu’envie d’acheter immédiatement la suite. Un roman impossible à lâcher, prenant et touchant, à lire absolument. Ça frôle le Coup de Coeur, mais ce n’en est pas un, pour la simple et bonne raison que j’ai déjà un Coup de Coeur Mai !

    Références
    Éditeur : Pocket Jeunesse
    Nombre de pages : 512
    Langue originale : Italien
    Date de publication : Version italienne : 2004 / Première version française : septembre 2008 / Petit format Pocket Jeunesse : 20 janvier 2011
    Prix (petit format) : 8, 10 €
     
    L’auteur

    Licia Troisi est une écrivaine de fantaisy italienne, qui travaille également dans l’astrophysique. Elle commence à écrire plus ou moins lors de l'apprentissage de la lecture. Son premier écrit, publié en 1987 est intitulé « Le Mille e una...Licia ». À huit ans, elle écrit un « roman » de 20 pages intitulé « Sindy e Mindy », inspiré par le dessin animé « Lovely Sara ».
    À 21 ans, elle commence à écrire le premier livre du cycle des « Chroniques du Monde émergé ». Puis, elle publie une nouvelle trilogie fantastique, « Les Guerres du Monde émergé ». En janvier 2009, elle publie le premier livre de sa nouvelle saga, « Légendes du Monde émergé ».

    samedi 3 mai 2014

    La Porte des Anges, tome 1, Le complot d’Éphèse — Michael Dor

    "[L'auteur] mêle, avec humour, l'imaginaire et la réalité de telle manière que la profondeur de l'humanité blessée ne cesse d'en sortir éclairée, enrichie et grandie, renvoyant le jeune lecteur à la vérité passionnante de sa propre vie." (Citation de la 4ème de couverture. À partir de maintenant, mes chroniques de livres seront introduites par une citation, d'une critique ou du livre lui-même)

                                       

    Résumé  [c’est la 4ème de couverture, je n’ai pas pu faire mieux…]

    Jean- Baptiste a quinze ans lorsque sa vie tranquille de collégien bascule dans le cauchemar. Une nuit, il assiste à une lutte farouche entre deux personnages insolites qui se disputent un jeune garçon venu d'un autre âge.
    Seule trace de leur passage : un mystérieux clou...

    Avec son amie Lucie, Jean-Baptiste mène l'enquête. Ils ne savent pas encore dans quelle folle aventure leur découverte va les entraîner.

    Une porte gardée par un étrange moine les fera pénétrer dans un monde tout à fait inattendu.

    Le combat entre la lumière et les ténèbres vient de commencer !


    Quel est ce secret caché depuis des siècles que Jean-Baptiste et Lucie sont censés découvrir ? Sauront-ils résister aux manoeuvres de l'Adversaire, cet ange du Mal qui s'acharne sur eux ? Jean-Baptiste saura-t-il concilier sa mission avec la quête d'un père qu'il n'a jamais connu ? 

    Mon avis
    C’est une amie qui m’a prêté ce livre, dont je n’avais jamais entendu parler. Quand je l’ai commencé, après avoir lu le résumé, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Un monde complètement imaginaire de fantasy avec des fées et des arcs-en-ciels, réservé aux moins de neuf ans ? Ou bien un de ces romans mal écrits bourrés de milliards d’idées saugrenues avec lesquelles on finit par se perdre ?
    Je m’étais complètement trompée.

    Tout d’abord, l’écriture m’a frappée. À première vue, rien de très complexe, pas vraiment de style particulier. Mais en y repensant, c’est un peu cela, le style de cet auteur. Un style simple, des phrases structurées, belles. Ce qui donne une jolie écriture, très fluide et agréable à lire.

    Les personnages sont vraiment attachants et originaux. Jean-Baptiste, le garçon différent, solitaire ; Lucie, la belle jeune fille assez extravertie ; et leur passion commune, le cinéma, qui les a rapprochés.

    Un mini défaut, mais pas vraiment en rapport avec le livre : la couverture, pas très esthétique, dont la qualité ne reflète absolument pas celle du livre !


    L’idée est vraiment originale ! On est happés dès les premières pages dans cette intrigue inimaginable, jamais vue, aux multiples rebondissements qui ne cessent de nous surprendre. Plusieurs histoires se mêlent : on suit Jean-Baptiste dans son combat contre le mal, mais aussi dans son inquiétude pour sa mère malade, son amitié avec Lucie, et sa quête d’un père inconnu. Les histoires s’entrecroisent, toutes plus palpitantes les unes que les autres, elles s’emboitent, se complètent, et forment un livre prenant, impossible à lâcher. À lire absolument !

    Références
    Éditions : Médiaspaul
    Nombre de pages : 305
    Langue originale : Français
    Date de publication : 24 avril 2006
    Prix : 17, 10 €

    L’auteur
    Né en 1960 en France, Michael Dor n’a pas toujours été auteur. Il fait d’abord des études de psychologie, puis devient professeur d’histoire des religions, mais aussi accompagnateur d’adolescents délinquants et de gitans romains. Il écrit son premier roman, Le Complot d’Éphèse, en 2006. Il publie ensuite les trois tomes suivants, et le premier tome d’une nouvelle série, Le Miroir de Vérité.