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    mardi 15 juillet 2014

    Désastreuse Disparition Délirante : mon enquête du BEAU avec Leeko ;)

    Bijour ! Comment ça va ? La vie, les vacances, tout ça ?

    Voilà la résolution d'une enquête du BEAU, par Leeko et moi :) vous pouvez trouver l'enquête ici ^^

    Voilà notre enquête (on dépasse un tout petit peu la limite de mots ^^) :) N'hésitez pas à commenter, et à voter pour nous sur la cantine du BEAU si notre enquête vous plait :)

    "Il était une fois, il y a bien bien longtemps, un pays merveilleux ravagé par une guerre sans fin : la Guerre des Pamplemousses."

    Tic-Tac-Toe : BIIIIIJOUUUUUUUUUR !!
    Leeko : MAIEUH !! Tu casses toute mon entrée ! T'es déjà une casseuse de pyramide, maintenant t'es une casseuse d'entrée magistrale ?!
    Tic-Tac-Toe : Même pas vraieuh !! Elle était même pas magistrale ton entrée !
    Leeko : Tais-toi, je continue à raconter mon histoire !
    Tic-Tac-Toe : Beuh.

    "Deux enquêtrices, en quête de dangers, décident de se lancer dans une folle aventure, à la recherche de la Vérité… Et après maintes et maintes recherches, maintes et maintes disputes, maintes et maintes découvertes… Elles découvrirent enfin………"

    Tic-Tac-Toe : LA vérité !!
    Leeko : Si, si, la Vérité, la vraie !
    Tic-Tac-Toe : Oui, parce que les autres, là, avec leurs téléportations et leurs
    charlatans…
    Leeko : Ils ont découvert la FAUSSE vérité !! MWAHAHAAAA !!
    Tic-Tac-Toe : …
    Les auditeurs : …
    Leeko : Bon.
    Tic-Tac-Toe : Bon.
    Leeko : B…… *s'apprête à faire la meilleure blague de l'univers*
    Tic-Tac-Toe : *regard qui tue*
    Leeko : Ok, je me tais.
    Tic-Tac-Toe : Donc, on parlait de la Vérité.
    Les auditeurs : Et c'est quoi, la Vérité ?
    Leeko : AHAH ! Attendez, soyez patients, vous verrez bien… Laissez nous d'abord vous raconter notre histoire…

    "Tout a commencé un beau dimanche matin, à JBland… Leeko, comme à chaque dimanche matin qui se respecte, se réveilla à 10h et se prépara un café, tout en lisant distraitement le journal du jour. Mais c'est alors qu'un article attira son attention. Un article des plus étranges, révélant  la disparition de la créature la plus innocente et adorable au monde : UN CHAT ! Ainsi que sa maitresse, mais cela n'avait aucune importance aux yeux de Leeko...
    Leeko, qui aimait les mystères, ouvrit sa fenêtre et appela à tue-tête, de sa voix angélique "TIIIC-TAAAAC-TOOOOOOOE". Tic-Tac-Toe arriva dans la minute, parce que c'était un bon petit chien chien.

    Tic-Tac-Toe : MAIEUUH !! Chuis pas un chien chien-euh !!
    Leeko : Tais-toi. Donc, je disais…

    « Leeko raconta toute l'affaire à Tic-Tac-Toe, qui fut rapidement très excitée, car elle adorait aussi les mystères. Elles se rendirent toutes deux sur les lieux du crime et commencèrent à farfouiller dans toute la maison en quête d'indices. Tic-Tac-Toe, en bon petit chien qu'elle était, utilisa son flair ultra puissant pour aider Leeko à trouver des preuves. Les deux enquêtrices s'approchèrent de la cheminée qui trônait dans le salon, et découvrirent, sur la paroi intérieur, des traces de……… » 

    Tic-Tac-Toe : DE SAAAAAANG !!
    Leeko : *ignorant son acolyte* Si si, je vous assure : de JUS DE PAMPLEMOUSSE !!

    « Et tout d'un coup, dans leur esprit ultra performant, tout devint limpide… »

    Tic-Tac-Toe : C'EST UN RÉSEAU SECRET DE TRAFFIC DE PAMPLEMOUSSES !!!
    Leeko : MAIS NON-EUH ! On s'était pourtant mises d'accord ! C'est une organisation secrète d'éradication de tous les pamplemousses sur Terres !!
    Tic-Tac-Toe : Ah oui, c'est vrai.
    Leeko : Et c'est pour cela qu'ils ont enlevé le petit chat Tchoupi tout mignon tout innocent de Lucie. Ils l'ont pris en otage !! Comme moyen de pression ! BARBARES !! Pour le récupérer, la petite Lucie devait leur apporter un stock considérable de pamplemousse !
    Tic-Tac-Toe : Et puis comme ça, ils mangeront TOUT !!
    Leeko : Nan ! Après, ils voudraient allumer un immense feu de bois pour brûler TOUS les pamplemousses !!
    Tic-Tac-Toe : Oui, ben c'est pareil, hein.
    Leeko : Et à la tête de cette organisation secrète, vous aurez deviné (ou pas)… c'est Nous ! MWAHAHA
    Tic-Tac-Toe : Nous ? Mais on a rien fait, nous !
    Leeko : Mais non --' "Nous ! MWAHAHA", le célèbre duo de grand-mères édentées, sourdes, avec le dos en compote !
    Tic-Tac-Toe : JE NE TE PERMETS PAS DE PARLER DE MOI COMME ÇA !
    Leeko : Et leur message recopié intégralement à la main était un fait UN MESSAGE CODÉ !! Il indiquait le lieu et l'heure de leur rendez-vous avec Lucie, qui devrait leur fournir le plus de pamplemousses possible !
    Tic-Tac-Toe : ET VOILÀ ! Nous avons résolu l'enquête !!
    Les auditeurs : *applaudissements*
    Les auditeurs : Une autre histoire !! Une autre histoire !
    Leeko : D'accord, d'accord, puisque vous insistez…

    "Il était une fois, un beau dimanche matin, sous le chaud soleil de JBland…"

    Tic-Tac-Toe : LA LIMOUSINE !!!
    Leeko : NAN MAIS C'EST PAS VRAI ! T'AS PAS BIENTÔT FINI DE M'INTERROMPRE !!
    Tic-Tac-Toe : Mais… La limousine…
    Leeko : Quoi, la limousine ?!
    Tic-Tac-Toe : On l'a oublié !!!
    Leeko : *pause* *comprend* LA LIMOUSINE !!! Bon, bah, je crois qu'on va vous laisser les amis……
    *Tic-Tac-Toe et Leeko s'éclipsent lentement*
    Leeko : BEUHEUHEU !! On avait imaginé un truc tout bien tout original et tout… ET TOUT EST TOMBÉ À L'EAU… BEUHEUHEU !! T'étais obligée de le rappeler à tout le monde ??! Je suis sûre qu'ils avaient oublié !! Maintenant on doit tout refaire…
    Tic-Tac-Toe : Chuteuh. Allons voir la limousine !
    *devant chez Lucie*
    Leeko : BEUHEUHEU ! On arrivera jamais à inventer une autre explication !! BEUHEUHEU !
    Tic-Tac-Toe : Si, regarde, là, sur la poignée !! DU SANG !!! Enfin, du jus de pamplemousses, mais c'est pareil.
    Leeko : Et ? Qu'est-ce qu'on peut faire avec ça ?
    *Tic-Tac-Toe réfléchit*
    *réfléchit*
    *réfléchit*
    Leeko : BEUHEUHEUUUH !!
    *réfléchit*
    *réfléchit*
    *renifle la poignée de la limousine*
    Tic-Tac-Toe : LÀÀÀ ! J'AI TROUVÉ !!!
    Tic-Tac-Toe : Est ce que tu sens... ce que je sens ?
    Leeko : *renifle* Euh, non.
    Tic-Tac-Toe : Vraiment ? Attends, renifle encore, regarde, comme ça ! *renifle longuement*
    Leeko : *tente d'imiter son acolyte* Siii, je sens !!!! Une odeur de pneu pourri...
    Tic-Tac-Toe : *continue de renifler* Tu ne sens donc pas cette odeur de menthe ?!
    Leeko : Euh… Nan.
    Tic-Tac-Toe : *lui donne un coup de coude* Mais si !!
    Leeko : Aïeuh ! Ah, euh, oui, oui, je sens…
    Tic-Tac-Toe : Mais c'est évident ! Les mémés, Lucie, son p'tit chat... Ce n'est pas simplement du jus de pamplemousse ! C'est de la TISANE au pamplemousse !!
    Leeko : Aaaaah… Et ?
    Tic-Tac-Toe : Ça veut dire qu'on s'est trompées sur toute la ligne !
    Leeko : *ne comprend rien* Aaaaaaaah…
    Tic-Tac-Toe : "Nous ! MWAHAHA" ne sont pas les chefs d'une organisation secrète d'éradication de pamplemousses, ce sont justes des vieilles mamies édentées, sourdes, avec le dos en compote, qui adorent la tisane au pamplemousse !
    Leeko : *ne comprend toujours rien* Aaaaaaah… Et Lucie dans tout ça ? Et le chat ?
    Tic-Tac-Toe : C'est tout simple ! Les vieilles mémés adorent la tisane au pamplemousse, mais la mère de Lucie, qui s'occupe d'elles, leur interdit d'en boire soit disant parce que c'est mauvais pour leurs articulations !
    Leeko : *commence un peu à comprendre* Aaaaaaah…
    Tic-Tac-Toe : Les vieilles mémés font donc appel chaque semaine à Lucie, par le biais du blog JB, en lui transmettant un message codé avec le lieu et l’heure de leur rencontre ! Pour que la petite Lucie leur fournisse en cachète cette tisane qu'elles adorent tant…
    Leeko : Aaaaaaah… Et le chat dans tout ça ?
    Tic-Tac-Toe : Par la même occasion, les grands-mères, qui ont besoin d'amour, passent un peu de temps avec la petite Lucie, qui amène son chat avec elle. Car les deux grands-mères adorent les chats, presque autant que la tisane !
    Leeko : Aaaaaaah…
    Tic-Tac-Toe : ET VOILÀ !! Après maintes et maintes recherches, maintes et maintes découvertes, maintes et maintes déductions… Nous avons découvert la Vérité ! La vraie !!
    Leeko : Aaaaaaaah…
    Tic-Tac-Toe : Ravie de vous avoir été utile, cher Boss du BEAU ! À bientôt ! [Ceci était une retransmission en direct des aventures de Tic-Tac-Toe et Leeko !]
    *Tic-Tac-Toe s'en va en sautant par la fenêtre en un saut de chat, mais se prend le rebord de la fenêtre dans le genoux*
    Tic-Tac-Toe : Aïeuh.
    *se redresse*
    *lisse son chemisier*
    *s'en va*
    Leeko : *restée seule* Aaaaah… Et la limousine, dans tout ça ?
    *se retourne*
    *regarde par la fenêtre*

    *à l'arrière plan, on voit passer une limousine rouge, conduite par une silhouette de grand-mère à lunettes noires et cagoule, un pamplemousse à la main…*

    samedi 31 mai 2014

    Petit texte sans nom

    Petit texte écrit à l'occasion du concours de Myosotis, sur la consigne de caser le bout de texte en gras ! :) Je n'aime pas trop l'écriture, mais des petits comms me feraient très plaisir ^^

    Paul entra dans sa chambre et claqua la porte derrière lui. Il s’effondra sur son lit et se mit à pleurer à chaudes larmes. Il venait de se disputer avec sa mère. Ils n’étaient jamais d’accord, et cela occasionnait souvent de violentes disputes.
    Le garçon balaya sa chambre du regard. Des feuilles trainaient n’importe où, des habits jonchaient le sol et sa petite table de nuit était surmontée d’une haute pile de livres.

    Car Paul adorait lire. Il dévorait des romans entiers en une journée. Parfois, il se prenait à rêver d’être un de ces héros de romans, justes et valeureux. Il rêvait que sa vie ne soit plus terne et simple, sans couleurs. Il rêvait qu’elle soit palpitante. Il rêvait de se réveiller chaque jour avec un combat à gagner et un pays à visiter, il rêvait de combattre des dragons. Il rêvait d’être un valeureux chevalier, ou l’élu d’une prophétie qui sauverait la Terre.
    Il rêvait de vivre.

    Mais non. Les prophéties n’étaient que des contrôles, les batailles ses disputes avec sa mère et les dragons son petit frère. Sa vie était morne.

    Il ne serait jamais un héros.

    C’est alors que, parmi les reflets flous d’une vitre mal nettoyée, il aperçut sa silhouette. Fine, longiligne, parfaite. Son souffle se bloqua dans sa gorge.

    Curieux, il s’approcha et se détailla. Sa bouche formait une belle courbe, son nez était aquilin et des taches de rousseur parsemaient son visage. Ses yeux étaient d’un noir profond.
    Paul s’approcha encore plus, jusqu’à n’être qu’à quelques centimètres de la surface lisse.
    Il tendit le bras.

    Et passa de l’autre côté du miroir.


    L’aventure commençait.

    mardi 27 mai 2014

    Combat intérieur

    Hello !! Vraiment désolée de ma longue absence, en ce moment j'ai pleiiiin de choses à faire, mais j'ai bientôt tout fini ! Promis, dès jeudi, je reviens en force, je rattrape tout, je donne les résultats des stands fermés et j'en ouvre de nouveaux !! :D
    En attendant, un petit texte écrit à l'occasion du concours de Louvelo, sur le thème "combat" ! Je suis plutôt fière de l'idée, un peu moins de l'écriture. Bref, le voilà, n'hésitez pas à commenter :)

    "J’ai tué quelqu’un. J’ai tué quelqu’un.
    Je contemple mes mains tachées de sang et le cadavre à mes pieds, tout en répétant cette phrase en boucle dans ma tête.
    J’ai tué quelqu’un.
    Tué. Ce mot me frappe comme un coup de couteau. La culpabilité m’envahit. Je tombe à terre et commence à pleurer, désespéré.

    Non. Je ne dois pas pleurer. Cet homme méritait la mort. Et je la lui ai donnée avec plaisir. Je me remémore le sentiment que j’ai ressenti quand j’ai enfoncé un couteau dans son cœur. De la satisfaction.

    Mais c’était un innocent ! Il n’avait fait de mal à personne ! Il avait encore de longues années à vivre. Et moi, je lui ai tout enlevé. Pourquoi ai-je fait cela ?

    Parce que j’en avais envie. Je voulais faire souffrir quelqu’un. Je voulais l’entendre gémir en demandant ma pitié, je voulais voir la lueur de désespoir qui luirait dans ses yeux quand il verrait la Mort face à lui. Je voulais tuer. Tuer.

    Mais qu’ai-je fait ? J’ai tué quelqu’un. J’ai ôté la vie à quelqu’un. Je m’en voudrais toute ma vie.
    Autant en finir maintenant.

    Mais qu’est-ce que je raconte ? Je ne veux pas mourir. Je ne peux pas me tuer. Je mérite de vivre pour tuer davantage !

    Non ! Je ne dois pas laisser ma partie maléfique s’emparer de mon corps ! Je n’ai qu’une seule chose à faire.
    J’empoigne un couteau.

    Mais je dois vivre ! Je dois faire souffrir !
    Je repose l’arme sur la table.

    C’est la seule solution ! Un seul geste, et tout sera fini…
    Je reprends le couteau et le dresse au dessus de ma tête.

    Puis je me fige.

    Sur le mur, à la peinture rouge sang, est tracé un mot. Un mot empli de sens.


    Schizophrène."

    mardi 20 mai 2014

    Il.

    Bijour ! Aujourd'hui encore, un petit texte tout juste sorti de mon imagination ! Des petits comms me feraient très plaisir ! :)

    "Il a frappé à ma porte, une belle nuit d'hiver, si doucement que je l'ai à peine entendu. Moi, je me suis levée, et, le plus légèrement possible, j'ai marché jusqu'à la porte. Je me suis dressée sur la pointe des pieds et j'ai regardé par le trou de la serrure. Il était là, derrière la porte, son chapeau sous le bras. Mais moi, je ne savais pas vraiment qui c'était. Alors j'ai ouvert, et je l'ai invité à entrer. Il est entré, et il a commencé à me faire mal. Sans faire un mouvement, sans parler. C'était comme un pincement, une douleur continue, faible mais agaçante.Mais moi, je ne comprenais pas. Alors, j'ai laissé faire. C'est là qu'il a commencé à me dévorer de l'intérieur. Il me faisait mal, si mal que parfois je souhaitais être morte. Il a pris possession de mon corps. Il m'a réduite à l'état d'esclave. Il. Le cancer."

    lundi 19 mai 2014

    Rêver, rien qu'un instant…

    Hello ! Aujourd'hui, un petit texte écrit pour le concours de la Chameauteure, sur le thème "Rêver"… N'hésitez pas à poster un petit comm ! :)

    Elle court. A perdre haleine. Plus vite que le vent, plus vite que le temps. Elle court. Sans s'arrêter. Toujours plus vite, toujours plus loin. Elle sent le vent qui lui fouette le visage, les branches qui lui griffent les bras, les gouttes de pluie qui ruissellent sur sa peau.
    *
    L'oiseau vole. Sans relâche. Toujours plus loin, toujours plus haut. Il sent le soleil qui réchauffe ses ailes, il sent le vent qui ébouriffe ses plumes. Il sent le bonheur, il sent la joie. Il sent la liberté.
    Cet oiseau est libre et son nom est Rêve.
    *
    Près d'elle se tient un jeune homme. Elle l'aime et il l'aime. Ensemble, ils déplaceront des montagnes. Ensemble, ils seront heureux. Ensemble, ils vivront. Elle le sait. Elle le sent. Elle sent le bonheur, elle sent l'amour. Elle sent la liberté.
    Elle s'appelle Lena et elle est libre.
    *
    Puis tour s'arrête. D'un seul coup. Je me redresse en sursaut. Je mets un moment à comprendre où je suis. Dans mon lit. Dans ma chambre. A l'orphelinat. Moi, Lena, orpheline et atteinte de cancer. Pas libre. Tout cela n'était qu'un rêve...

    vendredi 28 mars 2014

    Mon pire cauchemar

    Coucou ! Un petit article en cette heure tardive (ça devient une habitude…) pour poster un petit texte, écrit à l'occasion d'un concours sur le blog Fais-moi Peur ! Le thème était "Mon pire cauchemar". Des avis ?

    "Je me redresse en sursaut. Mes draps sont trempés de sueur, je halète, tremblante.
    Dans ma chambre, l’obscurité est parfaite, excepté mon réveil digital qui diffuse une étrange lueur verdâtre.
    22h32.
    Qu’est-ce qui m’a tiré de mon profond sommeil ? Je prête l’oreille. Le silence est total, presque effrayant. Lourd et pesant, il m’empoigne la gorge, empêchant mes poumons de se soulever. Je suffoque.
    Devant moi, l’heure change.
    22h33.
    J’inspire profondément. La sensation disparaît.
    De l’autre côté de la pièce, la fenêtre ouverte apporte des courants d’air qui me font frissonner. Soulevant ma couverture, je me lève et avance sur la pointe des pieds pour la fermer. Étrange… Je jurerais pourtant que je l’ai fermée avant de me coucher.
    Sans bruit, je retourne à mon lit. Je tente de me rendormir, en vain.
    Je finis par sombrer dans un sommeil entrecoupé de nombreux réveils.
    Quand je me réveille finalement, incapable de me rendormir, je regarde de nouveau l’heure.
    23h44.
    Je me lève et me dirige vers la fenêtre. Là, je regarde à l’extérieur. Sous la faible lueur des lampadaires, on distingue à peine la rue déserte. Les ombres créées par l’éclairage peuplent les coins sombres de l’allée, menaçantes, comme prêtes à bondir sur n’importe quel passant.
    23h47.
    Angoissée par cette atmosphère, je sursaute violement lorsqu’un corbeau vient se poser sur le rebord de la fenêtre.
    Je recule d’un pas. J’ouvre la bouche, comme pour pousser un cri de terreur qui ne franchit pas mes lèvres.
    Ses prunelles.
    Elles sont rouges.

    Je ferme les yeux quelques secondes, comme pour effacer de ma mémoire cette horrible vision, et les ouvre à nouveau précautionneusement.
    Le corbeau a disparu. Il ne reste plus que le noir de la rue.
    23h49.
    J’entends un bruit dans l’escalier. Quelqu’un se rapproche de ma chambre. Mais ce n’est pas ma mère, son pas est beaucoup plus léger, ni mon père, le sien n’est pas si lent.
    Non, c’est quelqu’un d’autre.
    Son pas trainant est tout près de ma chambre, maintenant.
    23h52.
    Avec d’infimes précautions, je me déplace dans la pièce, prenant bien soin de ne pas faire grincer les planches du parquet, et je vais me cacher dans l’armoire.
    23h54.
    J’entends la poignée tourner, puis, d’une fente entre les deux portes de l’armoire, je distingue une ligne de lumière qui se déverse dans la chambre.
    23h57.
    Je ferme les yeux. Je suis persuadée que l’inconnu entend les puissants battements de mon cœur et ma respiration tremblante.
    23h59.
    L’homme fait un pas. Je ne peux pas distinguer son visage dans l’obscurité.
    J’entends le bruit régulier de mon réveil qui résonne dans le silence de ma chambre.
    Tic-Tac.
    La silhouette s’approche un peu plus.
    Tic-Tac.
    Elle tend le bras.
    Tic…

    Un long hurlement déchire le silence de la nuit.
    *
    Tout à coup, je me retrouve dans mon lit, haletant dans la chaleur de mes draps. Ma tête tourne, mon cœur bat encore plus fort dans ma poitrine.
    Sans un mot, j’ordonne à mon cerveau encore embrumé par le sommeil de prendre une grande inspiration.
    J’essaie de me calmer. Ce n’était qu’un rêve. Un rêve très réaliste, mais un rêve.
    Je jette un œil à la fenêtre.


    Elle est ouverte."

    samedi 22 mars 2014

    Aïe.

    J'ai écrit un texte. Et sincèrement, je ne sais pas trop quoi en penser. Il me faudrait du recul, recul que vous avez, vous, mes lecteurs. Commentez, s'il vous plait, j'ai besoin de votre avis !

    "Le bruit régulier des gouttes qui s’écrasent sur le sol. Les pas rapides d’hommes pressés de se mettre à l’abri. Il pleut. Très légèrement, tout doucement. Comme une caresse, comme un soupir.
    Il pleut.
    *
    Allongée sur mon lit, les bras en croix, je pleure. Les larmes coulent sur mes joues, et s’écrasent sur le tissu en un bruit régulier. Le monde semble retenir son souffle, on n’entend que mes faibles sanglots étouffés. Je pleure. Je pleure ma vie, mon malheur.
    Je pleure.
    *
    Et puis il commence à grêler. Un phénomène de la nature. Un simple phénomène. La pluie et le froid. Tout simplement. Les grêlons tombent, tels autant de couteaux, et écorchent la terre. Ils lui font mal. Ils la frappent. Violemment.
    Et la terre souffre.
    *
    Et les souvenirs se mettent à affluer.
    Tout est parti d’une dispute. Une simple dispute. Sur un stupide désaccord, à propos d’un stupide sujet. Aïe. Tu as haussé le ton. Aïe. Tu as crié. Aïe. Tu t’es énervé. Aïe. Tu m’as insulté. Aïe. Tu m’as quitté.
    Aïe.
    Aïe.
    *
    C’est là que l’orage éclate. Le tonnerre gronde, la foudre frappe. Les éléments se déchainent, se révoltent contre l’injustice de la nature. Violents.
    *
    Non. C’est de sa faute. À lui. Il est parti. Il m’a laissé, seule avec mon désespoir. Il m’a laissé, et il doit payer. Payer.
    *
    Puis tout s’arrête. La foudre ne tombe plus, le tonnerre ne gronde plus. Le temps se suspend. Le silence est lourd de sens.
    *
    Il n’y a qu’une seule façon de faire cesser cette souffrance. J’empoigne un couteau et le brandit au dessus de ma tête.
    *
    Et tout d’un coup, simplement, doucement, les nuages font place au soleil.
    *

    Un geste. Puis c’est le noir."

    vendredi 21 mars 2014

    June

    Un p'tit texte maison, en cette heure tardive ! J'aimerais bien votre avis, laissez un petit comm, ça me ferait super plaisir ! :) 

    "Tu te souviens, June, quand on venait ici ? On s'asseyait sur ce banc, face à la petite route, et on comptait les voitures, toi les bleues, et moi les rouges. 
    1, 2, 3...
    Tu te souviens, June ? Il fallait arriver à 10, et tu gagnais toujours. 
    4, 5, 6...
    Parce que moi, je te laissais gagner. Rien que pour voir ton sourire illuminer la Terre.  Rien que pour plonger mes yeux dans les tiens, d'un noir profond, mais toujours brillants.
    7, 8, 9... Mais il y a une fois où j'ai gagné. Rien qu'une fois. 
    10. 10 ! "- June, j'ai gagné !"
    Mais toi, tu ne pouvais pas répondre. Tu ne pourrais plus jamais répondre. Tu ne pourrais plus jamais sourire, ni rire, ni gagner. 


    J'ai une dernière fois posé les yeux sur les tiens, qui ne brilleraient plus jamais."

    jeudi 20 mars 2014

    Et depuis…

    Et pour me faire pardonner de ma longue absence, un petit écrit… un peu par nécessité, ne me jugez pas trop durement…

    "Tu étais assise là, sur ce rocher, face à la mer, les yeux scrutant un point à l'horizon. Tu étais si belle, les cheveux au vent et les pieds à moitié plongés dans l'eau salée. Tu étais si belle, ce jour-là. Tu étais si belle, et si heureuse, ce jour-là, car tu ne connaissais pas encore la nouvelle. Tu étais si belle, petite soeur, et si heureuse, que je ne voulais pas gâcher ton bonheur. Mais qu'aurais-je pu faire d'autre ? Tu étais si heureuse, quand je me suis approché. Et d'une simple phrase, j'ai effacé ton sourire. Tu étais si belle, ce jour-là, quand nos parents sont morts.


    Et depuis, tu n'es plus jamais heureuse."

    samedi 8 mars 2014

    Ma nouvelle, partie 4

    Et voilà, la quatrième et dernière partie de ma nouvelle ! Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire, ça me ferait très plaisir ! :)

    Partie IV
    *
    Je tourne la clé dans la serrure de notre petit appartement. Depuis que ma mère est morte, je le partage seule avec mon petit frère, au dernier étage d'un vieil immeuble.
    Dès que je referme la porte derrière moi, Jamie me saute au cou.
    - Qu'est-ce qu'on mange ce soir, Lucy ?
    - Jamie, ça ne sera pas possible aujourd'hui, murmure en m'agenouillant devant lui. Demain, je te trouverai quelque chose.
    - Mais j'ai faim !
    - Je suis désolée...
    Je me détourne pour lui cacher les larmes qui me montent aux yeux.
    - Viens, on va dormir.
    Je l'entraine vers le petit lit qu'on partage. Il s'allonge à côté de moi, la tête sous mon bras.
    Le froid me fait frissonner. Les fins murs parviennent à peine à retenir la chaleur, le chauffage a cessé depuis longtemps de fonctionner et de l'air glacé s'infiltre par la fenêtre. Chaque inspiration m'enflamme les poumons, le froid m'emprisonne, de ses griffes glacées. Jamie frissonne à côté de moi. Je lui caresse doucement les cheveux, tentant désespérément de le réchauffer.
    Mon frère ne bouge presque pas, ses mains sont glacées. Je sens qu'il s'engourdit peu à peu.
    - Quand est-ce qu'on reverra Maman ? demande-t-il d'une faible voix.
    Sa respiration se fait plus faible, ses poumons se soulèvent à peine.
    - Très bientôt, mon chéri. Tu la reverras dans un instant. Moi, je vous rejoindrai un peu plus tard. Je te le promets.
    Jamie esquisse un sourire alors que ses poumons se soulèvent en une dernière inspiration. Une larme roule sur ma joue et s'écrase sur son visage paisible tandis que je ferme ses paupières sur ses yeux qui ne brilleraient plus jamais.
    - Adieu, Jamie. Adieu.


    mardi 4 mars 2014

    Ma nouvelle, partie 3

    La troisième partie de ma nouvelle ! Avis ?

    Partie III
    *
    Une fillette avance à petits pas, rapides et prudents, pour ne pas glisser sur le verglas. Elle frotte ses doigts gelés les uns contre les autres et souffle dessus, tentant en vain de les réchauffer. Le vent violent lui fouette le visage, les flocons tombent ardument. Mais elle continue à avancer, frêle branche luttant contre un ouragan. Elle inspecte chaque trottoir, ses mains se promènent dans chaque poubelle pour trouver à manger. La jeune fille continue à chercher, inlassablement, jusqu'à que ses lèvres deviennent bleues.
    Puis, les membres gelés, elle est contrainte de rentrer.

    Ce jour-là, Jamie devra se coucher le ventre vide.

    samedi 1 mars 2014

    Ma nouvelle, partie 2

    Et… la 2ème partie de ma nouvelle ! Dites-moi ce que vous en pensez ! :)

    Partie II
    *
    Jamie éclate d'un rire cristallin. Ses prunelles pétillent de gaieté. Par moments, j'aimerais bien être à sa place. Du haut de ses 6 ans, il ne comprend rien à la vie. Il n'a jamais vu le monde, le vrai monde, ce monde horrible dans lequel nous vivons. Il ne pense qu'à jouer et cela le rend heureux. J'envie son insouciance. Je voudrais retourner en enfance, poser la tête sue les genoux de ma mère, fermer les yeux et m'endormir. Oublier. Oublier ce monde détruit, ce monde en guerre, ces milliers de morts chaque jour.
    Mais je dois me relever. Je dois tenir le coup, pour Jamie. Il n'a plus personne, je suis tout ce qui lui reste. Alors je suis contrainte d'ouvrir les yeux et d'affronter la dure réalité en face.

    Je m'appelle Lucy. J'ai 13 ans. Et depuis hier, je suis orpheline.

    mercredi 26 février 2014

    Mon opéra

    Un petit texte maison, écrit à l'occasion d'un concours, même si je crains d'avoir fait un hors-sujet… ;) Bref, bonne lecture, donnez-moi votre avis ! :)

    C’était un bel après midi d’été. Il faisait chaud ; par un heureux hasard, nos chemins s’étaient croisés, dans ce couloir, juste en face de la salle de piano, ouverte. Et poussés par une force mystérieuse, nous y étions entrés. Tous les deux. Rien que nous deux.
    Toi et moi.
    Je m’étais assise en amazone sur le bort du piano, fidèle à mon habitude, et tu t’étais installé sur le siège. Tu avais levé les yeux vers moi, tes beaux yeux bleus, et je m’étais exclamée :
    - Joue-moi un morceau.
    Et tu as commencé à jouer. Puis tu as chanté. Mais pas n’importe quel air. L’air. L’air de notre rencontre.

    « Des nuages de souvenirs,
    Des brumes de plaisir,
    Une symphonie de formes,
    Des danses de réformes… 

    Des cicatrices de chagrin,
    Des gouffres de douleur,
    L’horreur du destin,
    L’étincelle de la peur…

    Et toi. »

    Ce n’était pas un opéra, un vrai opéra, avec des milliers de personnes qui écoutaient et un orchestre entier qui jouait. C’était mon opéra.
    Et nos regards se sont croisés. Tant de choses sont passées dans ce regard. Des peurs, des joies, des sentiments réciproques… Tu n’as pas arrêté de chanter. Les notes s’élevaient, toutes parfaitement justes, toutes parfaitement belles. Tu dansais avec les notes, sautait des octaves avec une étonnante facilité. Tes mains montaient, descendaient, appuyaient, avançaient, reculaient… Elles effectuaient leur danse frénétique, cette danse que seul toi connais, que seul toi comprends. Ta voix s’élevait, chantait, vibrait… Tu chantais tes amis, tu chantais ta famille. Tu chantais la beauté du monde. Tu chantais l’horreur de la guerre. Tu chantais la bêtise humaine. Tu chantais la vie, et ton chant disait : « la vie mérite d’être vécue, si tu en fais partie… ».

    Tu chantais moi.

    Et tu continuais. J’avais l’impression que si tu arrêtais, le monde s’écroulerait. Mais tu n’arrêterais pas. Je me suis accrochée à cette certitude comme à une bouée en pleine mer. Tu continuerais. Toute ta vie. Toute ma vie.

    Et pendant que tu chantais, doucement, simplement, je suis tombée amoureuse.



    lundi 24 février 2014

    Ma nouvelle, partie 1

    Il y a quelques temps, j'ai écrit une petite nouvelle, en quatre parties. J'ai décidé de la poster ici ! Voilà la première partie ! (je vous préviens, ça ne va pas être joyeux !) Bonne lecture ! :)

    Partie I
    *
    Accroupie dans mon armoire, plaquée au fond du meuble, je halète. Mes poumons se soulèvent rapidement, ma respiration est sifflante. Mon coeur martèle ma poitrine. J'entends des pas dans l'escalier, puis une poignée tournée. À travers l'ouverture entre les deux portes, j'aperçois une silhouette qui s'approche.
    Mon cœur bat plus fort que jamais. Ma respiration est saccadée, le peu de place m'empêche d'inspirer assez d'air. Des griffes glacées me serrent la gorge tandis que la forme s'approche.
    J'entends sa respiration sifflante, maintenant. Elle lève le bras dans ma direction.
    Et empoigne mon épaule à travers la fente.

    - Lucy, je t'ai trouvée ! À toi de compter !

    Voilà ! Alors, vous en dites quoi ? Je ne lirais pas les commentaires tout de suite, mais je serais ravie de lire vos adorables commentaires à mon retour, donc n'hésitez pas !

    vendredi 14 février 2014

    Ce soir-là…

    Et maintenant, le texte ! Pareil, dites-moi ce que vous en pensez en commentaire !

    Ce soir-là…


    Ce soir-là. Ce soir où nous nous sommes vus. Ce soir où nous nous sommes regardés Ce soir où nous nous sommes parlés. Où nos regards se sont croisés. Où le courant est passé. Ce soir où tu m'as pris la main. Où nous visages se sont approchés. Ce soir où nos lèvres se sont touchées. Et où tu m'as embrassée.
    Ce soir-là, le soir de notre histoire d'amour épique.

    Et ce lendemain, ce jour où tu es parti.

    mardi 11 février 2014

    Texte : Une feuille…

    Et on commence le nouveau rythme par un petit texte, écrit par moi, dites-moi ce que vous en pensez en commentaire, s'il vous plait, ça me ferait très plaisir !

    Une feuille. 
    Les différentes nuances fauves bataillent telles happées par un ouragan. Toutes les couleurs du soleil levant sont réunies en ce même endroit. Rouge, jaune, orange... L'ombre de sa silhouette en forme d'étoile se découpe sur le sol dur. Ses rainures se développent sur toute sa surface, se divisant à l'infini, irriguant chaque portion de cette merveille de la nature.
    Le vent qui souffle produit une douce mélodie. Mais il se fait plus fort, la tempête éclate. Et la feuille tombe.
    La vie tombe.
    Le monde s'écroule.

    Le vent n'est pas naturel. Il est trop fort. Son origine, c'est l'Homme. L'Homme qui menace le fragile équilibre de la vie.